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Lundi 03 Août 20093 commentaire(s)
Présentation de Aminata DIEYE Nos corps nous appartiennent. Les femmes subissent le plus les violences basées sur le genre et les principaux auteurs sont les hommes. Absence de torture, égale protection devant la loi, accès égal à la justice. C’est une question de santé physique et mentale et le droit de prendre en charge sa sexualité. Question d’autonomie et d’intégrité corporelle. Les injures sont également des violences graves, les violences verbales et morales font parfois plus de dégâts que les violences physiques. C’est une question de dignité humaine. La violence touche les femmes d’une manière disproportionnée c’est aussi une violence perpétrée par l’Etat et/ou tolérée, pardonnée par l’Etat. Dakar, Tambacounda, Ziguinchor, Matam sont les régions les plus touchées, sur 2000 personnes hommes et femmes (étude menée par Cheikh Ibrahima Niang). Nous devons revisiter dans notre culture le actes et faits qui permettent de protéger les droits des personnes vulnérables. A Matam les viols contre les garçons sont beaucoup plus élevés. A Kolda combien de femmes meurent en couches. En 2009 sur Pour les hommes de tenue aussi il y a une forte prévalence de violeurs mais les gens ont peur d’en parler. En 2008 rien qu’à Grand Yoff, on a compté 50 cas de viols, la plupart des plaintes ont été retirées par les familles pour cause de règlement à l’amiable. Parmi les violences conjugales subies par les femmes ; le mari qui refuse de donner la dépense pour refus de relations sexuelles, avoir reçu des coups pour avoir reproché à l’époux de flirter avoir d’autres femmes ou pour refus de rapports sexuels, avoir été violée par le mari, avoir été battue pour avoir demandé la dépense, avoir été battue pour avoir utilisé des contraceptifs … La violence contre les travailleuses du sexe existe et personne n’en parle. Les émigrées sénégalaises exerçant comme domestiques au Liban en Arabie saoudite, sont aussi des victimes de violences. Quel est le traitement de ces violences par les politiques et par les journalistes ? L’impression c’est que les politiques et la presse ne prennent en charge que les violences contre les enfants, mais on ne parle pas des viols contre les femmes et encore moins des violences conjugales. Les ONG peinent beaucoup à trouver des fonds pour lutter contre les V.F.F. Le traitement de l’information en matière de viol n’est pas adéquat. C’est en grande pompe que les journalistes parlent d’associations telles que celle des maris battus. Est-ce que nos stratégies actuelles sont efficaces ? Avons-nous des structures adéquates ? Quelle attitude adopter pour contribuer au changement des mentalités ?
Mercredi 19 Août 2009Poster un commentaire
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